Techniques de datation et tests d'ancienneté

Procédé :

Durant la vie d'un organisme, la proportion de radiocarbone qu'il renferme par rapport au carbone total est en équilibre avec les proportions dans l'atmosphère. A la mort de l'organisme, les échanges cessent, et le radiocarbone se désintègre selon une loi exponentielle sans renouvellement avec l'atmosphère. La teneur résiduelle en radiocarbone dans l'organisme donne la date de sa mort.

Applications :

Datation des éléments organiques jusqu'à 45 000 ans: bois, charbons, os, ivoire, tissus, coquillages, etc.
Procédé :

Les cristaux de quartz et de feldspaths contenus dans une argile accumulent au cours du temps les effets de la radioactivité naturelle. Lors de la cuisson d’un objet en terre cuite, l’énergie stockée par les pièges à électrons présents dans ces cristaux est libérée sous la forme d’une luminescence, remettant le compteur à zéro. Après la cuisson, les «pièges à électrons», vides, recommencent à accumuler de l’énergie. La datation par thermoluminescence consiste donc à extraire et chauffer les cristaux de quartz et feldspaths présents dans la terre cuite afin de mesurer la luminescence qui s’en dégage. Celle-ci est proportionnelle à l’énergie accumulée depuis la dernière cuisson et donc au temps écoulé.

Applications :

Datation des terres cuites (céramique, porcelaine, etc.) et des noyaux de fonte.
Procédé :

Lors de la fonte d’un minerai de plomb, les éléments radioactifs présents dans sa composition (uranium et thorium) sont évacués dans les scories. Le plomb radioactif «210Pb» présents dans le plomb stable n’est donc plus renouvelé par la désintégration de l’U/Th. Le plomb 210 se désintègre alors suivant une courbe de désintégration dont la demi-vie est d’environ 22 ans. La détection du plomb 210 se fait de manière indirecte par la mesure de l’activité du polonium 210 par spectrométrie alpha.Si aucune activité n’est détectée alors l’objet a plus de 110 ans.

Applications :

Test d’ancienneté des métaux (alliages cuivreux)
Procédé :

L’or contient toujours des traces d’uranium et de thorium dans sa composition. Lorsque ces éléments radioactifs se désintègrent (suivant des courbes de désintégration connues), ils émettent un noyau d’hélium. Lors de la fonte de l’or, l’hélium s’échappe de la structure cristalline (dégazage) et l’uranium et le thorium restent : le compteur est remis à zéro. La quantité d’hélium produit et piégé dans l’or après la fonte est donc proportionnelle à la quantité d’uranium et de thorium dans l’or et au temps écoulé depuis la fonte. Cela permet donc d’obtenir une date de réalisation de l’objet.

Applications :

Datation des objets en or.
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